Origine

En 1976 eut lieu à Biévène un “Jeu sans frontières” entre les différents hameaux qui connut un vif succès.

Le hameau “Biévène Place” fut représenté par des sorcières et ceci selon des faits historiques.

En effet, selon des précisions historiques tirées du livre de Dominique DELVIN au 19esiècle “Histoire de Biévène”, en 1595 sous l’Inquisition (domination de Philippe II d’Espagne), deux femmes de Biévène , les épouses LIENARD DEL VAL et BASTIEN CATIER  furent condamnées pour sorcellerie.
Elles furent jugées et emmenées à Mons pour être étranglées et brûlées.
En 1596, une femme à la lisière de Bois-de-Lessines fut lapidée publiquement.

  • Naissance: une première sortie de ce groupe de sorcières, avec des paysans les
           pourchassant, eut lieu lors d’une kermesse du hameau de Romont en 1977.
    Celle-ci donna lieu à la création officielle du groupe le 9 octobre 1977.
  • Depuis lors, les “Macralles” participent régulièrement à des cortèges, braderies,        conférences, etc… pour mettre de l’animation parmi la foule.

Elles sont entraînées par un diable qui les fait danser et pourchassées par des paysans et paysannes.  Des moines qui bénissent la foule précèdent une charrette (où est emprisonnée une sorcière) qui est suivie d’un tribunal (bourreau et juges).

Les plus connus sont les participations au “Cayoteu” de Lessines, le Sabbat d’Ellezelles (annuellement jusqu’en 1999!), braderies d’Enghien, Petit-Enghien, Soignies, Ternat, Ath, Bruxelles, Vielsalm, Silly, …
Le groupe participa également à la braderie d’Enghien et eut des représentations à la Grand Place de Bruxelles, en France et en Hollande.

  • D’où vient le nom “Macralles”?

Comme le comité cherchait une dénomination bilingue pour le groupe, il choisit “Makrallen” en néerlandais et “Macralles” en français comme dérivation du mot wallon “une macrâle”,  qui signifie «sorcière»